Cliquez ici pour vous abonner à ce flux RSS 
 
C
 

La LOZERE

2.000 ans d'histoire en Languedoc


Douceur au bord de mer, fraîcheur de la montagne toute proche, cette vaste région séduit les hommes qui la diviseront pour mieux la remembrer.

Les Grecs apportent aux Celtes , devenus la population sédentaire, la vigne et le goût du commerce, les Phocéens installent des comptoirs comme Agde .
Mais quatre siècles plus tard les Romains vont structurer la région, bâtirent des villes : Narbonne en sera la capitale - nous sommes au IIe siècle av. J.C. ce qui deviendra le Languedoc s'appelle La Narbonnaise. La présence romaine se terminera dans le chaos de la chute de l'Empire et l'on datera la fondation de Montpellier en l'an 985.

De nombreuses invasions se succéderons jusqu'aux Xème siècle sans vraiment modifier , ni l'âme, ni les coutumes de cette région si convoitée. Les comtes de Toulouse permettront une longue période de prospérité au Xième et XIIème siècle. Des villes nouvelles : Beaucaire , St Gilles (Raymond IV sera comte de St Gilles).

Le développement de l'hérésie Cathare au Xième siècle, les deux croisades sanglantes successives qui auront raison des "Parfaits". Les carnages que subiront les habitants de Carcassonne , Minerve , Béziers , laisseront de profondes marques dans l'esprit futur de cette grande région.

A la fin du XIIème apparaît le nom de "Pays de langue d'Oc ". En 1204, la ville de Montpellier est portée par un mariage dans la famille d'Aragon, et fait partie du Royaume des Rois de Majorque jusqu'en 1349.

Place de change et de crédit, la ville devient un centre important du commerce en Méditerranée. Les marchands d'Egypte, du Levant, d'Angleterre ou d'Italie développent un commerce florissant. Puis, le Roi de France la rachète pour 120.000 écus d'or... Jacques Coeur , représente le Roi auprès des Etats du Languedoc, et c'est l'entrée de Marseille dans le royaume en 1481, qui marquera la fin de l'apogée commerciale de l'Est du Languedoc.

Le XVIème siècle fera briller Montpellier par son intelligence et ses pouvoirs administratifs, son école de Médecine (depuis 1202) Rabelais , Rondelet en seront des figures emblématiques.

La Lozère en Gévaudan
 
Pays riche mais austère, le Gévaudan a vu son histoire cahotée au rythme des soubresauts de l'histoire nationale, qui l'ont tantôt intégré au royaume de France, dans les pays de langue d'oc, tantôt protégé dans une autonomie de principauté épiscopale jusqu'à la Révolution. Le département de Lozère créé en 1790 connaîtra bien vite sa vocation économique autour de l'industrie lainière, avant de trouver au XXème s., une nouvelle expansion en direction de l'agro-alimentaire, du tourisme et de la culture. Mais allons pas à pas à la découverte de l'histoire de ce Gévaudan.

Témoins de l'occupation préhistorique, les nombreux dolmens et menhirs placent la Lozère parmi les départements les plus riches en monuments mégalithiques.

Lors de la conquête de la Gaule, Jules César soumet la tribu celte des Gabales qui occupait la région. La cité de Javols et le mausolée de Lanuéjols rappellent la romanisation. Au IIIe s., l'évangélisation est attestée par le martyre de Saint-Privat, reconnu par la tradition locale, premier évêque du Gévaudan.

Le Moyen-Age a profondément marqué l'histoire et le milieu naturel. Intégré au VIIe s. dans le royaume Franc, le Gévaudan connaît les soubresauts de la féodalité naissante, tandis que ses évêques obtiennent du pouvoir royal des privilèges qu'ils conservent jusqu'à la Révolution. Châteaux et églises romanes jalonnent les sites stratégiques et les chemins de pèlerinages. Le pape Urbain V, enfant du pays qui a introduit l'art gothique et Du Guesclin mort à Châteauneuf-de-Randon illustrent cette période.

Du XVIe-XVIIIe s., les guerres de religion ont gravement meurtri le pays, mais l'économie demeure prospère à la veille de la Révolution. Le système agro-pastoral, enrichi par l'industrie lainière, a facilité son développement même si la Bête du Gévaudan fait régner pendant quatre ans un vent de panique sur le diocèse. Le conservatisme traditionnel des habitants, renforcé par le clergé réfractaire rejette les idées révolutionnaires.

La crise des activités textiles, à la fin du XIXe s., provoque un marasme économique persistant. Le reboisement des terrains en pente, le développement des voies de communications, ne parviennent pas à enrayer l'exode rural. L'hémorragie démographique est accentuée par la guerre 14-18. Au cours de la Seconde Guerre Mondiale, le département encore très rural, accueille des réfugiés et s'illustre par de nombreux actes de résistance.

Le développement du machinisme agricole et de l'artisanat, l'attrait des grands espaces, la mise en place de structures d'accueil, en liaison avec la politique de désenclavement routier favorisent depuis ces dernières années la croissance démographique, facteur de renouveau économique.


    Copyright (C) 2007. Tous droits réservés. Dernière mise à jour :dimanche 3 décembre 2017Pour contacter l'administrateur du site : administrateur@confreriesdulanguedocroussillon.com